mercredi 1 mars 2017

Deyvi FRANCO (photos de Yvon Kervinio)

Figueres 2017.
Lewis Charlie Mamani Cari (1982) a pris le pseudo de Deyvi FRANCO pour exercer sa passion du trapèze. Passion mise en oeuvre dès l'âge de seize ans. S'il a surtout travaillé dans les cirques du Pérou, son pays, ce fils du soleil a réellement les traits physiques de l'Inca, tels qu'on peut les imaginer d'après l'iconographie de l'époque. Il en a aussi la vitalité et l'audace. Le trapèze est source de fulgurance et d'intrépidité, ce que l'on ressent tout à fait en le regardant, malgré la longe dans la seconde partie de son numéro. 
Je ne saurais trop dire si c'est un numéro de haut niveau (derrière le viseur, on voit tout agrandi mais on n'a pas le temps d'apprécier). Cela m'a semblé un peu brouillon dans la montée en puissance des performances. Cependant, je lui ai trouvé un énorme charisme.
Merci à Yacob Labouilh, du Cirque de Biélorussie, de lui avoir octroyé son prix. Il ne méritait pas de repartir bredouille.













TRILOGY (photos de Jean-Claude Cavier)

Figueres 2017 par Jean-Claude.
TRILOGY est constitué de trois artistes acrobates d'Ethiopie. Ces jeunes femmes nées dans les années 90 présentent des enchaînements d'équilibres gracieux parfois mêlés de contorsions.
C'est Jasmine Straga, entraîneur et chorégraphe qui a mis au point cette présentation bien appréciée (Jasmine Straga est la conceptrice des numéros de Rich Metiku et de Jordan McKnight dont les numéros de contorsion ont été découverts au cours des Festivals de Figueres précédents). 
Ce trio acrobatique trouvera sûrement des contrats, lui aussi, dans les manifestations circassiennes européennes ou les variétés allemandes.











mardi 28 février 2017

BILBY (photos de Yvon Kervinio)

A Figueres 2017.
BILBY, de son vrai nom Artem Vielkin (1984) est Ukrainien. Il a été formé à l'Ecole de Cirque de Kiev où il a appris les claquettes, la musique, la jonglerie et l'acrobatie en général. 
Entre 2001 et 2006, il a intégré le groupe clownesque Mimi-i-richi qui a participé au Festival du Cirque de demain en 2005.
Le personnage de BILBY naît en 2007.
Comme nombreux comiques d'aujourd'hui, BILBY est muet : claquettes, vêtements gonflants, équilibres sur ballons... constituent l'essentiel des entrées qu'il présente. 
Son visage (voir portrait) est intéressant.










lundi 27 février 2017

Gino VALENTINO (photos de Yvon Kervinio)

A Figueres 2017.
Gino VALENTINO (1987) est Chilien. Son domaine, c'était plutôt la rue pour les défis de break-dance. Contorsionniste et disloqué, il a participé aux émissions de télévision qui révèlent le talent des jeunes. En 2013, il est engagé avec un partenaire par le grand cirque chilien, celui du clown Pastelito.
Aujourd'hui, il continue en solo d'y travailler.
Nous avons assisté à de belles figures s'enchaînant très rapidement les unes aux autres, ce qui, aux dires de connaisseurs, n'est pas facile ni fréquent. Une technique parfaite n'est sans doute pas suffisante. Une dimension artistique ou peut-être une mise en scène plus élaborée le feraient remarquer davantage. En tout cas un personnage chaleureux.





Marco Antonio PENAGOS (photos de Yvon Kervinio)

Après le festival, on a surtout tendance à parler des artistes récompensés. N'oublions pas ceux qui n'ont rien reçu ! N'oublions pas non plus que s'ils ont participé c'est que "le sélectionneur" leur a trouvé des qualités. Et ils en ont.
Marco Antonio PENAGOS (1992) est Mexicain. Il a d'ailleurs surtout travaillé dans les cirques de son pays. 
On ne voit pas souvent d'hommes présenter un numéro de houla houp. Il y en a eu cependant (Anton Monastirsky ou David Piedra). Les figures du houla houp sont généralement semblables. Elles nécessitent une grande souplesse du corps . Les différences entre les artistes sont la vitesse d'exécution et parfois le nombre de cerceaux (compétition relevée dans le Guinness Book). Ensuite, c'est la chorégraphie éventuelle et les vêtements ou leur absence qui créent l'originalité.
Les photos connues de ce jeune homme le présentent vêtu d'un pantalon et d'un gilet de soirée, pourrait-on dire. Et le voilà sur scène, à Figueres, dans un équipement étrange que vous pourrez apprécier sur les photos (perruque bleue et oreilles en pointe).
Sur le plan technique, il n'y a eu rien à redire de sa performance.Tout s'est parfaitement déroulé, avec pour terminer le numéro une ascension avec des cerceaux enflammés. Vraisemblablement, on ne peut faire davantage avec les cerceaux.
Est-ce ce personnage un peu hybride qui n'a pas plu aux jurys ?
Marc-Antoine est passé un peu à côté, dans ce grand festival qui est surtout une belle vitrine pour se faire remarquer. Il serait intéressant de savoir si le personnage qu'il a créé va perdurer.









samedi 25 février 2017

Vladyslava NARAIEVA (photos de Jean-Claude Cavier)

C'est une petite perle issue de l'Ecole de Kiev qui a été découverte à Figueres, cette année, que Jean-Claude nous propose en images.
Vladyslava NARAIEVA (2004) est une enfant de tout juste treize ans, pas encore une jeune fille. Mais elle a suffisamment de force dans les bras pour tenir tout le numéro en équilibre sur son piédestal. Vous avez bien lu : tout le numéro. Et c'est impressionnant.
Personne ne peut préjuger de la transformation de son corps si on le laisse naturellement évoluer. En attendant, un beau moment à vivre.
Je me demande si la chorégraphie et le bonnet ont été beaucoup appréciés au -delà d'une curiosité (YK).